Voilà un nouveau texte.
Celui-ci a été rédigé au cours d’un des ateliers d’écriture que Coline et moi organisons un mercredi sur deux au Cinéma LUX. Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers de l’exercice, les textes écrits lors des ateliers résultent plus du brouillon croqué à la va-vite que de la nouvelle. Le présent texte a d’abord été griffonné en quarante-cinq minutes au dos d’une feuille de brouillon et ce n’est que lors d’une lecture postérieure que j’ai envisagé d’en faire quelque chose de plus solide. La colonne vertébrale du récit était de faire d’une idée idiote un article dont le vocabulaire, les raisonnements et les références seraient si abondants qu’il en serait difficile de trier le vrai du faux. Et ce fut un plaisir incomparable que celui de parcourir des pages Wikipedia à la recherche de thèses comblant les vides de cet absurde raisonnement.
À l’issue de cette réécriture, impossible de ne pas penser à l’un de mes auteurs préférés, Jorge Luis Borges, dont je vous avais déjà parlé dans une courte chronique sur Caen lit-on. Loin de moi l’idée de me comparer à lui, mais subsiste une évidente filiation dans ce défilé de revues, d’instituts et d’intellectuels fictifs coincés dans un récit labyrinthique. C’est bien loin de mon travail, mais je ne résiste pas à l’idée de vous conseiller la lecture de son fabuleux recueil d’histoires Fictions dont la lecture vous laissera contempler l’écume de l’infini à travers la frontière ténue des rêves.
Après quelques magouilles exécutées à l’aide de la photocopieuse, j’ai donné à Ce que l’homme doit au poireau le look d’une vieille photocopie d’un article de journal. Petite opération esthétique très plaisante que j’aimerais réitérer pour de prochains textes.
Merci à Coline pour cette caricature du docteur Touchard qu’elle a exécutée en cinq minutes montre en main. Quel talent !
Prenez soin de vous… et à bientôt sur les rails !
Lazare Garnier
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